Le fonctionnement vertical de LFI et ses enjeux internes
Dans l’entretien publié par Le Monde, le professeur de science politique décrit LFI comme une machine politique où les décisions s’enchaînent du sommet vers la base, ce qui permet une coordination efficace mais peut restreindre le débat interne.
Cette verticalité offre une réactivité lors des mobilisations, mais elle peut aussi étouffer les échanges et limiter les contre-pouvoirs au sein du parti, avertit l’analyste.
Le choix d’adopter une ligne radicale est vu comme un pari audacieux: attirer les militants et les électeurs les plus convaincus peut booster le premier tour, mais cela peut fragiliser la performance lors du second tour.
Accusations d’antisémitisme et choix d’une ligne risquée
L’entretien revient sur les polémiques autour de LFI: accusations d’antisémitisme et liens présumés avec des groupes violents d’ultragauche, des critiques qui pèsent sur le débat public.
Lefebvre rappelle qu’il faut distinguer le programme des usages perçus et que le cadre interne du parti mérite d’être scruté sans sombrer dans les polémiques, pour une lecture plus nuancée.
Selon lui, le pari du premier tour dépend d’une articulation précise entre un message radical capable d’enrôler une frange d’électeurs et une capacité à rassurer l’électorat modéré; une équation risquée mais cruciale pour espérer la suite.
