Une salle d’audience marquée par le trauma de l’école
La cour d’appel spécialisée de Paris a entendu mardi l’ancienne directrice du collège Bois-d’Aulne, l’un des témoins rares à avoir dialogué avec les deux accusés, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui.
À ses côtés, un inspecteur d’académie qui est intervenu dans l’établissement et la présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie ont pris la parole pour contextualiser les faits et décrire le climat à l’époque.
Cet échange rappelle que l’école est profondément meurtrie par le drame, l’institution et ceux qui y vivent doivent composer avec les traces et les questions de sécurité.
Le contre-pouvoir des témoignages et des stratégies
La défense a choisi une stratégie de remise en cause des témoignages, cherchant à mettre en doute certains aspects du récit et à tester la fiabilité des témoins.
Dans ce cadre, les échanges mettent en relief les limites des témoignages scolaires et les enjeux autour de la précision des faits, que la défense cherche à exploiter.
Enfin, les représentants du monde éducatif, notamment le président de l’association des professeurs d’histoire‑géographie, sont appelés à rappeler l’impact durable du drame sur l’enseignement et les pratiques pédagogiques.
