Naypyidaw, un miroir des contradictions militaires modernes
La capitale, née comme vitrine du pouvoir, avance à pas mesurés sur des chantiers qui traînent et sur des bâtiments encore peu ouverts au public.
Les projets phares abondent, mais le Parlement reste en chantier; entre promesses et budgets, la silhouette de la réforme s’effrite sous le poids des retards.
Les habitants ressentent les contradictions: des promesses de réforme qui se heurtent à des gestes tardifs, et une vie publique qui paraît éloignée des discours officiels.
Rénovation lente et traces d’un pouvoir emprisonné
Les chantiers dessinent des avenues spectaculaires; toutefois, les quartiers restent peu vivants et les commerces peinent à prendre le relais, transformant Naypyidaw en décor grandiose sans âme.
Le Parlement, pensé comme emblème démocratique, tourne au ralenti; les échéances et les procédures internes priment sur l’ouverture politique.
Le tremblement de terre a nourri l’idée que rien n’est durable; la capitale devient le théâtre d’un recommencement où la reconstruction est aussi une réécriture des règles.
