Comment l’illibéralisme d’Orban modèle des réseaux globaux
Dans un entretien publié par Le Monde, le politologue Valentin Behr met en lumière comment des réseaux illibéraux étendent leur influence au-delà des frontières en partageant des méthodes et des expériences.
Selon lui, l’inspiration vient de la Hongrie et du modèle Orban, mais pas comme une simple copie: c’est un ensemble de cadres idéologiques, d’outils de communication et de stratégies d’organisation qui se répliquent et s’adaptent.
L’enquête montre aussi le rôle des plateformes numériques, des think tanks et des réseaux universitaires, qui font office de carrefours où ces pratiques se propagent et se modularisent selon les contextes locaux.
Récits transnationaux et mutualisation des expériences
Behr souligne que cette circulation n’est pas purement idéologique: elle est orchestrée par des récits partagés sur l’autorité, la sécurité et le mépris des médias, qui trouvent écho dans divers pays.
L’exemple Orban sert de point d’ancrage, mais la dynamique s’étend: des acteurs de droite et de certains mouvements populistes échangent des expériences, des techniques de communication et des cadres politiques.
Pour les démocraties, l’analyse offre un avertissement: comprendre ces mécanismes permet de mieux anticiper les stratégies d’influence et de renforcer la transparence et le débat public.
