L’Algérie consolide son rôle de médiateur au Sahel
La visite d’Abdourahamane Tiani à Alger les 15 et 16 février a marqué une réconciliation symbolique, mettant fin à une brouille qui durait depuis 2023 et faisant fleurir l’espoir d’un apaisement autour du Mali.
Pour l’Algérie, cette étape illustre une stratégie assumée: redevenir un pivot de dialogue au Sahel, allier sécurité et coopération économique, et renforcer sa voix face à des partenaires qui changent de cap.
Les observateurs estiment que ce mouvement pourrait faciliter une réouverture des canaux avec Niamey et Bamako, ouvrant la porte à des négociations plus constructives et à des cadres régionaux plus solides.
Niger et Mali sur fond de dialogue régional
Avec une porte tournante vers le Niger et le Mali, Alger s’inscrit dans une logique de médiation active, cherchant à transformer les signaux diplomatiques en mécanismes concrets de dialogue sur la sécurité et le développement.
Dans le paysage sahélien, où les équilibres se redessinent entre partenaires régionaux et acteurs internationaux, l’influence algérienne est perçue comme un levier de stabilité qui peut favoriser des compromis et des plans de stabilisation.
Reste que le passage de la parole aux actes reste le défi majeur: calendrier clair, engagements mesurables et retombées pour les populations locales seront déterminants pour évaluer le véritable retour d’influence d’Alger.
