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En Syrie, l’année zéro du pétrole cherche sa reprise

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La relance du secteur pétrolier syrien après la guerre

Après l’expulsion des Kurdes du Nord-Est, le gouvernement syrien affirme avoir repris le contrôle des ressources pétrolières, point central de ses finances et de sa stratégie de reconstruction. Cette évolution symbolise une réorientation majeure, mais elle s’accompagne d’un travail technique et logistique de longue haleine. Le secteur demeure un levier crucial pour stabiliser l’économie, attirer des investissements et financer les services publics.

Sur le terrain, la réalité est plus complexe: les puits ont subi les combats et les extractions non régulées ont fragilisé les installations. Des dommages structurels obligent à programmer des campagnes de réparation coûteuses et à sécuriser les sites contre les risques de vol ou de sabotage. Dans ce contexte, la reprise de la production dépend autant des ressources que du cadre sécuritaire.

Les spécialistes estiment que le redressement ne pourra pas être fulgurant: il faut des années pour retrouver le niveau d’avant-guerre, avec un effort coordonné entre l’État, les opérateurs et les bailleurs de fonds afin de rétablir la fiabilité et l’accès aux marchés.

Défis et perspectives pour la production et les revenus

Les défis restent lourds: moderniser des infrastructures mal entretenues, sécuriser des sites sensibles et relancer une chaîne logistique capable d’acheminer le pétrole jusqu’aux acheteurs. La sécurité demeure centrale pour éviter de nouveaux ralentissements et pertes de production.

Pour attirer des partenaires et assurer une gestion transparente des revenus, l’État devra offrir des garanties, clarifier les mécanismes de redistribution et améliorer la gouvernance des ressources. Cela passe par des cadres juridiques clairs et des mécanismes de suivi indépendants.

Malgré l’horizon encore lointain, des signaux positifs apparaissent: des réparations d’équipements, une révision des prix et une meilleure coordination avec les opérateurs pourraient amorcer une remontée progressive de l’extraction et des revenus publics.

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