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Katy Spicher poursuit l’État 43 ans pour déni de justice

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Un nouveau recours judiciaire après des décennies

En 1983, Marylise Spicher a été tuée par une trentaine de coups de couteau dans son domicile amiénois, le 26 juillet. Sa fille, alors âgée de six ans, a grandi avec l’ombre d’un crime qui n’a pas été élucidé à l’époque. Aujourd’hui, Katy Spicher porte ce souvenir et affirme que le deuil demeure impossible tant que la vérité n’a pas été pleinement éclaircie.

Les avocats de la famille soutiennent que l’affaire illustre un déni de justice et réclament que l’État revoie l’enquête. Ils expliquent que des mécanismes juridiques existent pour corriger les retards et les omissions passés et réclament une réévaluation publique des éléments.

Pour ces raisons, la démarche actuelle est présentée comme une étape indispensable afin d’obtenir des réponses, de réparer le préjudice psychologique et de rappeler que les proches méritent des clarifications sur ce qui s’est passé.

Les avocats évoquent le droit au deuil et à la vérité

Les défenseurs expliquent que le droit au deuil passe par une reconnaissance officielle et par un accès à la vérité sur les circonstances du drame. Ils insistent sur l’impact durable de l’affaire sur Katy Spicher, qui n’a jamais pu faire son deuil dans des conditions claires.

Ils soulignent aussi le rôle de l’État en tant qu’acteur chargé de la sécurité et de l’intégrité de l’enquête, et affirment que la justice doit offrir des voies de recours quand des lenteurs affectent les proches.

En toile de fond, le débat public sur les meurtres non élucidés rappelle que la société attend que les systèmes judiciaires et policiers demeurent transparents et redevables face aux familles qui réclament des réponses.

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