Syndicats et IA: poser les règles avant le déploiement
Face à l’essor de l’intelligence artificielle dans le monde du travail, les syndicats s’emploient à tracer les règles qui encadrent son usage. Ils veulent des cadres clairs et négociés, couvrant la gouvernance des outils, les responsabilités des opérateurs et les critères d’évaluation des performances.
Les contentieux se multiplient lorsque les employeurs déploient des solutions d’IA sans consultation des instances représentatives du personnel. Pourtant, la loi impose désormais une consultation du comité social et économique avant les projets jugés sensibles, afin de prévenir les risques juridiques et sociaux.
Concrètement, les propositions syndicales prévoient des mécanismes de contrôle: commissions de pilotage, audits d’impact sur l’emploi et la vie privée, règles de traçabilité des données et droits des salariés. L’objectif est d’allier efficacité opérationnelle et protection des droits, pour que l’innovation profite à tous.
Consultation des CSE et cadres éthiques pour l’IA
Dans la foulée, les syndicats exigent une procédure de consultation formelle et régulière du CSE sur les projets d’IA, avec des documents préalables, des délais raisonnables et des temps de discussion suffisant.
Ils ajoutent des cadres éthiques: lutte contre les biais, transparence partielle des algorithmes dans les cas de choix critiques, sécurité des données et responsabilisation en cas d’erreurs. Il s’agit d’éviter les effets indésirables tout en donnant de la lisibilité à l’usage des algorithmes.
À terme, l’objectif est un cadre vivant, adaptable et accepté par les salariés. Si le dialogue social l’emporte, les entreprises gagneront en clarté, en confiance et en performance, tout en limitant les risques juridiques.
