Le salaire minimum devient un enjeu électoral
Le décret d’augmentation de 23,7 % du salaire minimum, signé fin décembre par le président Gustavo Petro, a été annulé par le Conseil d’État. Cette étape a mis en lumière les enjeux juridiques et budgétaires qui entourent ce coup de pouce au pouvoir d’achat.
D’abord critiquée par la droite et des chefs d’entreprise, la mesure a connu une évolution inattendue: certains acteurs estiment désormais nécessaire cette hausse et soulignent qu’elle peut être soutenable si des mécanismes d’accompagnement sont prévus.
Ce tournant révèle comment, en période préélectorale, le salaire minimum peut devenir un levier politique et influencer les discussions sur le coût de la vie, la compétitivité et la protection sociale.
Entre décision judiciaire et promesses électorales
À trois mois du scrutin présidentiel, le dossier du salaire minimum s’impose comme un indicateur clé du positionnement des camps sur le pouvoir d’achat et la vie quotidienne des familles.
Les économistes rappellent que toute hausse peut peser sur les finances publiques et sur les coûts pour les petites entreprises; toutefois, certains soutiennent qu’elle peut être atténuée par des mécanismes de compensation et des mesures d’accompagnement.
Au-delà des chiffres, le débat montre une bataille idéologique: qui saura conjuger justice sociale et stabilité budgétaire alors que la campagne s’accélère et que les électeurs scrutent les promesses des candidats ?
