Les universités face au casse-tête des conférences
Dans le paysage des campus, la question des conférences est devenue un sujet sensible, où sécurité et liberté d’expression se croisent dans les couloirs et les amphithéâtres.
Mardi, le ministre de l’enseignement supérieur a laissé entendre qu’il serait envisageable d’interdire certaines conférences lorsque des risques pour l’ordre public se présentent, une annonce qui a réveillé les débats sur les limites de la liberté académique.
Depuis 2024, certains établissements ont recours à la justice administrative pour réguler des venues d’orateurs, notamment lors de passages jugés sensibles, mais les lignes directrices restent mal définies et varient d’un établissement à l’autre.
Interdictions et jurisprudence autour des conférences universitaires
Le cadre juridique oscille entre l’autonomie des universités et les obligations de sécurité qui pèsent sur ces lieux publics de savoir.
Face à ce flou, les universités réclament des règles claires et publiques pour évaluer les risques, annoncer les mesures et garantir le droit au débat, tout en préservant la sécurité des étudiants et du personnel.
Au final, la question dépasse le calendrier des événements: c’est un véritable dialogue entre autonomie universitaire et attentes sociétales, qui appelle des réponses concrètes dans les prochains mois.
