Conflit ancien entre filtres simples et prédateurs marins
Le débat porte sur les origines de l’animalité et oppose deux candidats historiques: les éponges, modèles de simplicité, et les cténophores, prédateurs planctoniques mobiles dans les eaux profondes.
Pour les éponges, l’argument pivote sur leur organisation peu spécialisée et leur capacité à prospérer sans tissus nerveux ou musculaires.
Les cténophores, eux, affichent une architecture plus dynamique et des systèmes sensoriels qui relancent les questions sur le timing de l’émergence et sur les critères de définition de l’animal.
Impacts modernes et méthodes pour départager les camps
Aujourd’hui, les avis restent partagés et les avancées ne tranchent pas nettement. Les horloges moléculaires et les analyses fossiles invitent à repenser les chronologies et les critères qui définissent l’animalité.
Des études de génomique comparative et de développement embryonnaire éclairent les voies évolutives et permettent de reconstituer les scénarios plausibles d’un ancêtre commun.
Quoi qu’il advienne, cette controverse nourrit l’enseignement sur l’évolution: elle montre comment les découvertes passées et futures s’emboîtent pour raconter l’histoire la plus ancienne du vivant et pourquoi les chercheurs restent curieux et optimistes.
