Le recul du soft power américain redéfinit l’alliance
Le scepticisme grandit dans les chancelleries et les villes, où l’influence américaine est habituellement une référence. Des gestes politiques perçus comme brusques entament le capital de confiance qui soutient les alliances et les partenariats depuis des années.
Le soft power, censé séduire par les idées et les valeurs, paraît vaciller; l’Europe peut désormais mettre en avant ses propres vecteurs d’influence, plus proches de ses libertés quotidiennes et de son cadre de vie.
Dans sa chronique au Monde, Philippe Bernard rappelle que ce climat peut inciter le Vieux Continent à développer davantage sa diplomatie des cultures, de l’éducation et des normes numériques pour guider le monde selon ses propres termes.
Les Européens affirment leurs valeurs face à Washington
Pour répondre, l’Europe mise sur une diplomatie culturelle plus affirmée, des cadres commerciaux clairs et la défense des droits comme socle de son modèle.
Elle affirme son leadership sur le climat, le numérique et le commerce, en avançant des règles plus strictes et des partenariats fondés sur des valeurs partagées.
Malgré les secousses, les liens restent utiles et l’Europe se montre prête à prendre davantage d’initiatives, tout en restant ouverte au dialogue et à des actions coordonnées avec ses partenaires.
