Les inégalités ethnoraciales dans les études universitaires
Dans son dernier numéro, la revue Marronnages explore la place des personnes racisées au sein du monde académique et met en lumière un sujet longtemps négligé dans les méthodes d’enquête et d’évaluation.
Le constat central rappelle que le nombre de chercheurs et chercheuses racisés diminue au fil du parcours, de l’entrée en formation jusqu’aux postes de direction, révélant des failles structurelles plutôt que des héros isolés.
Au-delà des chiffres, le magazine pointe des mécanismes invisibles: recrutement, financement, mentorat et culture académique qui peuvent freiner l’inclusion et freiner les ambitions des talents issus de la diversité.
Vers une recherche plus inclusive et consciente des biais
Face à ce constat, Marronnages propose une feuille de route claire: améliorer la collecte de données sur la race et l’ethnie, anonymiser et standardiser les indicateurs, et rendre les parcours visibles pour guider les actions.
L’article appelle aussi les universités et les organismes publics à adopter des politiques proactives: campagnes de recrutement ciblées, bourses dédiées, formations anti-discrimination et conseils consultatifs composés de chercheur·e·s de diverses origines.
Si ces efforts se renforcent, la communauté académique peut transformer ce tabou en moteur d’innovation, en valorisant toutes les voix et en cultivant une recherche qui bénéficie réellement à toutes et tous.
