Impact du SRU sur l’accès au logement et à l’inclusion
Le cadre légal autour de la SRU commence à changer, mais les maires ne disposent pas d’un droit illimité sur qui habite les villes; c’est l’application des règles qui peut se révéler déterminante et susciter le débat public avec le sourire.
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’urbaniste Gwenaëlle d’Aboville et Catherine Sabbah, déléguée générale d’Idheal, avertissent que le démantèlement des garde-fous risque d’entraîner une exclusion accrue des populations vulnérables, notamment les ménages modestes et les personnes immigrées. Elles appellent à considérer les politiques de logement comme des outils d’équité et non comme des mesures répressives.
L’enjeu: construire sans exclure, accueillir sans diluer les services publics, et préserver la mixité urbaine comme fondement de la solidarité et de la vitalité des villes.
Voix des urbanistes et citoyens face au vide social
Les urbanistes invitent à une vision positive: l’inclusion ne doit pas se subir, elle doit se fabriquer collectivement.
Leurs propositions: renforcer le logement social, imposer des critères d’attribution équitables et favoriser des projets qui mélangent habitants de différents revenus, origines et profils pour créer des quartiers vivants.
En somme, l’urbanisme peut devenir un levier de progrès si l’on refuse les discours exclusifs et que l’on mise sur la transparence, l’équité et la participation citoyenne pour l’avenir des villes.
