Contexte du procès et détention du journaliste anticorruption
Le Guatemala suit avec attention le parcours de José Rubén Zamora, figure emblématique du journalisme d’investigation et fondateur du quotidien El Periodico. Son travail sur les affaires de corruption et d’influence a été marquée par une période de détention controversée, qui a mis en lumière les pressions exercées sur les médias guatémaltèques.
En juin 2023, un tribunal l’a condamné à six ans de prison dans le cadre d’une affaire relative à ses enquêtes, verdict qui a ensuite été annulé et renvoyé pour un nouveau procès. Cette évolution a été accueillie avec impatience par ses soutiens et les observateurs indépendants.
Récemment, Zamora a été libéré sous assignation à résidence, en attendant le nouveau procès. Sa détention a duré près de 1 290 jours, une période qui a suscité de vives inquiétudes sur le respect du droit à un procès équitable.
Impact sur la liberté de la presse et les suites judiciaires
Les défenseurs de la liberté de la presse saluent ce dénouement et exhortent à un processus transparent et équitable. Des ONG internationales et des médias suivent l’affaire de près, rappelant que les enquêtes menées par Zamora contribuent à la transparence et à la responsabilisation des pouvoirs publics.
La procédure doit désormais se poursuivre avec clarté et respect des droits, sans délais inutiles. La date du nouveau procès n’est pas encore fixée, mais les observateurs s’accordent à dire que le calendrier pourrait durer plusieurs mois selon les règles en vigueur.
Pour El Periodico et pour les militants anticorruption, cette étape offre un souffle d’espoir et réaffirme l’importance de protéger les journalistes qui exposent des affaires sensibles, dans un cadre procédural rigoureux et impartial.
