Mesures locales en débat: les maires peuvent réquisitionner
Un texte étudié jeudi 12 février à l’Assemblée nationale propose d’octroyer aux édiles le pouvoir de réquisitionner des locaux vacants destinés à héberger temporairement les sans-abri et les mal-logés, une compétence jusque-là partagée avec les préfectures.
Concrètement, le mécanisme viserait à mobiliser des lieux disponibles rapidement pour des hébergements d’urgence, en s’appuyant sur des procédures claires et une indemnisation pour les propriétaires.
Le texte déclenche un bouquet de réactions : les partisans soulignent l’efficacité et la réactivité face à une crise du logement, tandis que les opposants craignent des atteintes au droit de propriété et des risques d’abus.
Impact sur les sans-abri et le cadre du logement social
La mesure pourrait offrir une solution plus rapide et plus sûre pour les personnes sans domicile, en les éloignant des rues et en offrant un hébergement temporaire digne.
Du côté des propriétaires et des associations, les avis divergent: certains voient une urgence humanitaire derrière l’idée, d’autres demandent des garanties solides et une compensation équitable pour l’usage temporaire des locaux.
Pour la suite, les travaux parlementaires prévoient des précisions sur le cadre, les critères d’éligibilité et les mécanismes de contrôle, avec un calendrier de votes en commission puis en séance plénière et, potentiellement, des amendements.
