Le nucléaire comme socle de la nouvelle feuille de route
Le gouvernement présente une feuille de route énergétique dont la publication est attendue sous décret au Journal officiel ce vendredi 13 février. Le message central : le nucléaire est privilégié comme colonne vertébrale du mix électrique, au moment où l’exécution de certains projets d’éolien terrestre et de solaire est réévaluée.
Le texte prévoit un renforcement du parc nucléaire existant et l’examen d’options pour de nouvelles capacités, avec une attention sur la sécurité, les coûts et les délais. L’objectif est de garantir une fourniture fiable même lorsque les conditions climatiques limitent la production renouvelable.
Cette orientation vise à rassurer les entreprises et les ménages sur l’approvisionnement et les prix, tout en restant attachée à des objectifs climatiques. D’ores et déjà, les observateurs soulignent que le mix énergétique pourrait s’en trouver rééquilibré autour du nucléaire dans les années à venir.
Pause sur l’éolien et le solaire, cap sur la sécurité
En parallèle, le décret donne moins d’élan aux projets éoliens et solaires, notamment sur le volet terrestre. La priorité est donnée à la stabilité du réseau et à l’accompagnement des investissements nucléaires, afin d’éviter des pics de prix et des interruptions.
Les acteurs des énergies renouvelables et certains élus s’inquiètent du rythme de la transition et de l’atteinte des engagements climatiques, tandis que d’autres soulignent la nécessité d’un réseau modernisé et d’un cadre autorisant plus rapidement les projets compatibles avec l’équilibre du système.
Dans les prochaines semaines, les autorités devront préciser les mécanismes d’appui et les procédures simplifiées qui permettront d’avancer vers un cœur central nucléaire tout en poursuivant les objectifs de décarbonation.
