Quand le confort réécrit les règles du bureau
Origine venue de la Silicon Valley, une culture sans chaussures se propage dans certains bureaux, prônant chaussettes, sandales ou pantoufles comme options de travail. Cette décontraction est présentée comme une manière de simplifier le quotidien et d’alléger les codes vestimentaires.
Selon Nicolas Santolaria, journaliste au Monde, cette tendance brouille peu à peu les frontières entre vie privée et vie professionnelle, laissant place à une ambiance plus familière sur les lieux de travail.
Le phénomène n’est pas universel: certaines entreprises y adhèrent, d’autres imposent des standards pour les réunions ou les visioconférences; le consensus varie selon les secteurs et les cultures d’équipe.
Confort ou aliénation: le paradoxe persistant
Pour les partisans, le confort peut stimuler la créativité, réduire le stress et faciliter les échanges entre collègues.
Mais des limites subsistent: une tenue légère peut décevoir lors des rendez-vous professionnels; pour les cadres qui dirigent des équipes, l’image renvoyée peut poser question et les employeurs hésitent entre liberté et rigueur.
Au final, ce mouvement illustre l’évolution des codes du travail: la frontière entre domicile et bureau s’estompe, et la manière dont on s’habille devient un indice de culture d’entreprise et de confiance.
