Une performance saisissante dans un récit audacieux
Dans ce nouveau long-métrage, Park Chan-wook entraîne le spectateur dans une immersion tendue autour d’un homme sans emploi, qui se voit confier le rôle d’apprenti assassin. Le récit balance entre noirceur et noir comique, promettant une mise en scène audacieuse.
L’acteur Lee Byung-hun porte le film avec une précision rare, capturant l’ambivalence d’un personnage tiraillé entre espoir et désespoir.
La caméra joue avec les contrastes—quartiers ternes, gestes violents—pour faire ressortir le caractère corrosif du système, tout en restant résolument vivant et rythmé.
Le regard politique du film et son souffle ciné
Le réalisateur n’hésite pas à pointer du doigt un capitalisme qui broie, tout en utilisant des codes visuels et des dialogues qui affûtent son propos.
Le mélange de suspense, d’ironie et de violence stylisée donne au film une énergie qui sert son propos, sans moraliser.
Avec une distribution soignée et des choix narratifs audacieux, le film prolonge son message bien après le générique, laissant au public matière à réflexion.
