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Pourquoi la justice ne doit pas être soumise à l’IA

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La justice face à l’IA : un choix éthique et humain

La justice, déjà sous-financée et régulièrement critiquée, se voit inviter à tester l’automatisation partielle via l’intelligence artificielle. L’idée fait miroiter plus d’efficacité, mais elle interroge aussi sur ce que signifie réellement la justice au XXIe siècle.

Dans son essai intitulé Justice et IA : une enquête critique, Manuela Cadelli, juge à Namur, rappelle les risques: des décisions qui échouent lorsque l’on confie trop de tâches à des machines incapables de saisir les nuances humaines. Elle souligne que les principes fondamentaux du droit requièrent l’empathie, le contexte et l’imprévu que seule l’humain peut appréhender.

Autre écueil, les algorithmes peuvent amplifier des biais existants et manquer de transparence, ce qui fragilise les droits des justiciables et la confiance du public. Avant d’envisager des usages, il faut renforcer les garde-fous: supervision humaine, traçabilité des choix et droit à l’explication.

Construire une réglementation robuste et claire

Pour éviter que la justice ne devienne une machine, il faut une réglementation précise: déterminer les domaines autorisés, les étapes pertinentes, et les responsabilités en cas d’erreur.

La clarté passe aussi par des mécanismes d’audit indépendants des algorithmes et des données strictement encadrées par le droit, afin d’assurer équité et respect de la vie privée.

Au final, l’objectif est d’allier l’innovation technologique à l’humain: investir dans les équipes, former les professionnels et garantir que chaque verdict reste porté par l’esprit critique et la responsabilité humaine.

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