Kenya: tchatteurs OnlyFans et précaires du numérique
Au Kenya, un nouveau pan de l’économie numérique voit émerger des tchatteurs recrutés pour converser avec les abonnés des créatrices d’OnlyFans, en coulisses.
Ces opérateurs enchaînent des plages horaires longues, entre huit et douze heures sans interruption, et doivent maintenir des échanges sur des sujets intimes, avec rigueur et discrétion.
Leur travail, loin d’être anodin, illustre la précarité grandissante du numérique: salaires fluctuants, absence de protections sociales et pression quotidienne.
La face cachée du travail numérique kenyan
Cette pratique éclaire une tendance plus large où des travailleurs du numérique prennent en charge des tâches sensibles sans figurer eux-mêmes comme visages publics, tout en restant fiers de leur contribution.
Le quotidien est rythmé par des objectifs de conversation et des horaires irréguliers, mais les tchatteurs improvisent des routines et tissent des soutiens entre collègues pour garder le cap.
Des voix locales et des experts réclament des règles claires, des salaires dignes et des filets de sécurité, pour que ce secteur reste épanouissant sans fragiliser ceux qui le portent.
