Un film primé qui raconte l’exil et la peur
Yellow Letters, le long-métrage d’İlker Çatak, remonte le fil des années où des professeurs et intellectuels turcs ont été licenciés ou marginalisés pour s’opposer au pouvoir d’Erdoğan, entre 2016 et 2018.
Ce n’est pas un simple dossier factuel: le film, qui a reçu l’Ours d’or à la Berlinale 2026, donne la parole à ces anciens universitaires et expose les failles de leur quotidien sous le poids de la répression.
À travers des témoignages, des images et des détails intimes, l’œuvre montre que chaque parcours est façonné par la peur, la perte et une résilience qui persiste.
La Berlinale 2026, un destin romancé par Çatak
À Berlin, la présentation a mis en relief une approche humaine et politique à la fois brute et touchante, capable de faire dialoguer mémoire et actualité.
Face à des parcours marqués par l’exil et le chômage, Yellow Letters met en lumière la dignité et les choix difficiles auxquels ont dû faire face ces intellectuels.
Le film invite enfin le spectateur à réfléchir sur les mécanismes de marginalisation et sur les répercussions collectives de ce qui a été nommé une liste noire.
