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Psychiatrie et sécurité: une instrumentalisation dénoncée

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Contexte du texte et objectifs sécuritaires de la loi

À l’Assemblée, le 13 avril, un texte propose d’autoriser des évaluations psychiatriques sans consentement dans certains cas de radicalisation associée à des troubles mentaux, afin de mieux prévenir les risques.

Les partisans avancent que ces mesures pourraient faciliter une réponse plus rapide face à des situations critiques, en coordonnant les autorités et les soins.

Mais les psychiatres insistent sur le fait que toute coercition doit rester exceptionnelle et encadrée, et ils dénoncent surtout une instrumentalisation de la médecine à des fins sécuritaires.

Réactions des psychiatres et risques juridiques et éthiques

Pour les professionnels, associer sécurité et pratique clinique peut fragiliser la relation de soin et éroder la confiance des patients, qui craignent d’être jugés sur des critères non médicaux.

Les risques juridiques et éthiques abondent: atteinte au secret médical, limites du consentement, et possibles contestations démocratiques sur le contrôle des mesures sans consentement.

Face à ces critiques, les spécialistes proposent des voies alternatives: mieux cibler les interventions, créer des équipes pluridisciplinaires et instaurer des garde-fous, avec des délais de révision et des recours accessibles.

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