Condamnations lourdes pour incendiaires en Corse
Le tribunal correctionnel d’Ajaccio a rendu son verdict après deux jours d’audience. Kevin Ornec a reçu dix ans de prison et Mourad Amar cinq ans pour l’incendie nocturne qui a touché plusieurs sites à Sarrola-Carcopino en 2022, notamment un restaurant, une discothèque et un garage.
Les enquêteurs et les procureurs ont décrit ces actes comme une série délibérée d’incendies destinés à semer la peur et à viser l’ordre public local.
Ce dossier est aussi perçu comme une affaire politique, les autorités évoquant une atteinte à la démocratie en visant l’entourage du dirigeant Gilles Simeoni.
Un procès qui révèle l’atteinte à la démocratie locale
Les juges ont insisté sur la gravité des faits, rappelant la multiplicité des cibles et l’ampleur du préjudice matériel et humain causé par ces incendies.
Les avocats des prévenus ont parfois tenté de contextualiser les gestes, mais la cour a maintenu son regard sur la dangerosité des actes et sur leur répercussion sur la population.
Pour l’opinion publique locale, ce verdict est vu comme un acte de fermeté des autorités face à la violence et comme un soutien à la stabilité démocratique de l’île.
