Najat Vallaud-Belkacem appelle à un féminisme déterminé
Dans une tribune publiée par Le Monde, l’ancienne ministre revient sur les mesures adoptées il y a une décennie pour lutter contre le système prostitutionnel et rappelle que ce phénomène ne se résume pas à une affaire individuelle mais reflète un rapport de pouvoir profondément enraciné dans la société.
Elle affirme que la prostitution est le symptôme d’un régime de domination qui imprègne les codes culturels, les attentes sociales et les mécanismes économiques. En clair: ce n’est pas une affaire privée, mais une question collective qui exige une réponse politique et sociale concertée.
Le texte appelle à réenvisiter les priorités publiques en matière d’égalité et de protection des femmes, en articulant droit, éducation et prévention autour d’un horizon commun de dignité et de sécurité pour toutes.
Le droit au corps libre, plus qu’un slogan politique
La tribune précise que protéger le corps des femmes passe par une remise en question des représentations véhiculées par les médias et par l’éducation au respect et à l’égalité. L’ancienne ministre insiste sur la nécessité d’une approche transversale qui fasse converger lois, politiques publiques et changement culturel.
Elle souligne que la lutte contre l’exploitation ne peut rester un combat isolé mais doit devenir une ambition partagée par l’ensemble de la société, afin d’ériger des conditions réelles de liberté et de sécurité pour toutes les femmes.
Enfin, elle invite les responsables et les citoyens à unir leurs efforts pour construire un cadre moins violent et plus égalitaire, où le corps féminin n’est plus un terrain de domination mais une valeur de respect.
