Pour Wieviorka, racisme et antisémitisme restent liés
Le sociologue Michel Wieviorka affirme que les luttes contre le racisme et l’antisémitisme doivent être menées ensemble, sans les compartimenter.
Selon lui, les grands partis affichent leur refus des deux maux, mais le vrai débat se joue souvent sur le terrain des extrêmes.
Pour lui, l’efficacité se construit dans l’unité et non dans une juxtaposition qui privilégie l’un des deux problèmes au détriment de l’autre.
La lutte doit échapper aux impuretés partisanes et extrêmes
Il rappelle que la lutte ne peut pas être portée par des mouvements contaminés par l’un ou par l’autre, car la crédibilité en dépend.
La réponse passe par des mesures concrètes : éducation, mémoire, protections juridiques renforcées et soutien aux victimes, accompagnées d’une vigilance citoyenne.
Chacun – citoyens, médias et institutions – doit adopter ce cap commun, afin de défendre des principes démocratiques qui protègent tous les groupes sans céder à l’exclusion.
