Demain, la France doit mener les réparations de l’esclavage
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault et Aïssata Seck, présidente de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, invitent la France à prendre les devants sur les réparations des crimes du passé.
Pour eux, la mémoire des souffrances endurées par des millions de personnes ne peut pas rester au niveau du simple souvenir : elle doit nourrir l’action publique et guider les choix politiques actuels.
Leur appel prône une approche coordonnée impliquant l’État, les collectivités et la société civile afin de dessiner un cadre concret et progressif pour les réparations.
Poursuivre les réparations de l’esclavage, ambition française
Le 25 mars, les Nations unies ont qualifié la traite transatlantique de crime contre l’humanité, un verdict qui réoriente le débat international et place la question au cœur des politiques publiques.
Les signataires estiment que la France, fidèle à ses engagements, peut transformer cette reconnaissance en gestes concrets, notamment par des mécanismes de réparation et une éducation nécessaire.
Ils esquissent une trajectoire mêlant mémoire publique, restitutions possibles et soutien aux communautés affectées, tout en encourageant une diplomatie réparatrice et une mobilisation citoyenne durable.
