Le point de vue de Perthuis sur le conflit et l’énergie
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’économiste Christian de Perthuis se penche sur l’influence potentielle du conflit iranien sur les choix économiques et politiques liés à la transition énergétique. Il explore comment ce contexte géopolitique peut moduler les coûts, les investissements et les priorités publiques dans le secteur énergétique.
Selon lui, les tensions pourraient secouer les marchés de l’énergie, provoquer de la volatilité des prix et compliquer la planification budgétaire des acteurs publics et privés. Cette incertitude, explique-t-il, peut freiner les projets de long terme qui forment la colonne vertébrale de la transition, tout en accentuant la dépendance à des sources énergétiques sensibles aux crises.
Pour autant, l’économiste appelle à rester concentré sur l’objectif climatique: il insiste sur la nécessité de diversifier les approvisionnements, de renforcer la résilience du système et de favoriser une coopération internationale qui limite les effets de choc, plutôt que de renoncer aux réformes indispensables.
Retombées économiques et climatiques possibles du conflit
Le raisonnement développé met aussi en lumière des effets économiques concrets: pressions sur l’inflation, perturbations des chaînes d’approvisionnement et incertitude pesant sur les investissements dans les énergies renouvelables, qui pourraient ralentir la transition dans les années à venir.
Il pointe en parallèle le risque d’un retour de bâton climatique: des décisions de court terme, motivées par des prix élevés, pourraient conduire à plus d’émissions et à des retards dans le déploiement des technologies propres si les pouvoirs publics ne tiennent pas le cap sur les objectifs climatiques.
Face à ces défis, l’économiste préconise une action coordonnée: sécuriser les flux d’énergie, soutenir le développement des technologies propres et maintenir une trajectoire claire vers la transition, même lorsque les tensions géopolitiques s’intensifient.
