Décryptage des arguments des signataires de la tribune
Dans une tribune publiée par Le Monde, les économistes Michel Cabannes et Jean-Marie Harribey remettent en question l’idée d’imposer une règle d’or fixant le déficit à 1% du PIB. Ils décrivent cette approche comme un cadre rigide qui risque d’étouffer l’économie française et de limiter les marges de manœuvre.
Selon eux, une telle contrainte empêche le nécessaire soutien en cas de choc et freine les investissements destinés à la transformation du pays. Elle réduirait aussi notre capacité à financer des mesures sociales et environnementales lors des périodes plus difficiles.
Pour résumer, ils estiment que la souplesse budgétaire est essentielle: mieux vaut une règle adaptable que l’absolu zéro déficit qui verrouille les choix politiques et fragilise la croissance à moyen terme.
Propositions et alternatives face au débat budgétaire
Les signataires plaident pour une approche budgétaire plus flexible, qui s’ajuste au cycle économique et aux priorités collectives sans sacrifier la soutenabilité. L’objectif serait de préserver la capacité d’action face aux chocs tout en évitant les dérives.
Des cadres pluriannuels et des mécanismes stabilisateurs pourraient remplacer une règle unique, avec des garde-fous pour limiter les dérives tout en facilitant l’investissement public nécessaire à la modernisation.
Enfin, le texte rappelle que la dépense publique peut soutenir le progrès social et la transition écologique et numérique, sans étranguler l’action publique et sans compromettre la convergence budgétaire.
