Chevillon appelle à éclairer les interfaces algorithmiques
À Paris, Noûs, festival mêlant art et IA, s’installe à la BnF du 9 au 19 avril. Guillaume Chevillon, directeur académique du Metalab Institute for AI, Data and Society, y apporte une vision claire: mieux comprendre les interfaces qui orchestrent nos données quotidiennes.
Selon lui, certains artistes transforment notre regard sur les algorithmes, en dévoilant leurs rouages et leurs effets sur notre vie sociale et culturelle.
Il appelle à une approche collective et critique des outils d’aide à la décision, des moteurs de recherche, et des modèles de prévision qui influencent nos choix.
Noûs à la BnF: art et IA pour comprendre les algorithmes
Dans son entretien accordé au Monde, il rappelle les dangers potentiels des moteurs de recherche en ligne, des systèmes d’aide à la décision et des modèles de prévision qui s’appuient sur l’IA générative.
Cet avertissement ne vise pas à diaboliser l’IA, mais à inviter artistes et citoyens à questionner la transparence, les biais et les responsabilités associées à ces technologies.
Le festival Noûs, insiste-t-il, peut devenir un laboratoire public pour tester des regards critiques et des expériences artistiques qui éclairent les choix que nous faisons devant les algorithmes.
