Contexte et accusations autour de l’affaire
En 2022, Sophie Djigo, alors professeure de philosophie en hypokhâgne à Valenciennes, préparait un déplacement pédagogique à Calais pour un projet sur les migrations et les regards portés sur ce sujet.
Dès le début, des cadres de Reconquête! et du Rassemblement national, ainsi que le collectif Parents vigilants proche d’Eric Zemmour, ont mené une campagne de contestation contre elle, relayant des accusations d’endoctrinement dans les cours.
L’enseignante a répondu en rappelant son rôle pédagogique et son choix d’ouvrir le débat, affirmant sa volonté de garantir un cadre d’enseignement fondé sur les faits et le pluralisme des opinions.
Procès et enjeux pour la liberté d’enseignement
Dans le cadre de l’affaire, l’enseignante a engagé des poursuites pour diffamation contre plusieurs élus d’extrême droite afin de protéger son intégrité professionnelle et de clarifier le cadre démocratique de l’enseignement public.
Le dossier met aussi en lumière les tensions entre neutralité des contenus scolaires et pression politique, et relance le débat sur ce qui peut être enseigné sur des sujets sensibles comme les migrations.
Le procès, attendu, pourrait devenir un repère sur la manière dont les enseignants défendent leur liberté d’enseignement face à des campagnes d’ingérence et sur l’équilibre entre débat citoyen et discipline scolaire.
