Le sommeil: un levier majeur pour productivité et justice
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’économiste Anne Stenger rappelle que le sommeil ne se résume pas à une affaire personnelle; il influence directement le collectif et nos choix économiques.
Elle explique que le sommeil agit comme un miroir des tensions sociales : il conditionne la productivité des entreprises, l’équité entre les populations et la durabilité des systèmes de santé.
À partir de ce constat, elle propose d’aborder le sommeil comme un enjeu public, capable de dynamiser la société si l’on agit sur les conditions de repos, de travail et d’environnement.
Comment la privatisation du sommeil cache une solidarité
La tribune met en lumière le coût social d’un sommeil insuffisamment soutenu, qui se répercute sur l’économie par l’épuisement, les accidents et l’absentéisme, et qui frappe en premier lieu les plus vulnérables.
Elle plaide pour que le sommeil devienne une question de politique publique, intégrant santé, éducation et justice sociale plutôt que de rester une affaire individuelle.
Des pistes concrètes émergent, comme des horaires plus flexibles, des aides ciblées et une meilleure collecte de données nocturnes pour orienter les décisions publiques.
