Valoriser le travail de soin: humain, invisible, nécessaire
Dans son essai, Emma Holten invite à reconnaître la valeur du travail du soin comme une dimension humaine fondée sur la relation, présente tant à domicile que dans les structures associatives ou professionnelles.
Le soin, souvent invisible et mal rémunéré, assure le quotidien et maintient la cohésion sociale. Le mettre en valeur, c’est aussi récompenser ceux qui prennent soin des autres et remettre à plat les normes qui ont longtemps retenu sa reconnaissance.
Pour matérialiser cette reconnaissance, elle propose des mécanismes simples mais efficaces : mieux rémunérer les aidants, renforcer la formation professionnelle et structurer le travail de soin comme une compétence digne d’être valorisée.
De la sphère privée à l’entreprise: donner du sens au soin
L’écho de cette réflexion s’étend des foyers aux espaces de travail et aux institutions publiques : le soin ne peut plus rester l’affaire des seuls gestes volontaires, mais doit devenir une valeur intégrée dans les politiques et les pratiques.
Concrètement, cela passe par des outils comme des politiques internes qui assurent rémunération et stabilité, des indicateurs de bien-être et des partenariats avec les professionnels du care pour élever les standards.
En fin de compte, ce tournant peut transformer le soin en une contribution visible et durable, renforçant solidarité, qualité de vie et performance collective.
