L’esclavage, socle des dynamiques économiques et sociales
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’historienne Myriam Cottias rappelle que l’esclavage n’est pas qu’un chapitre lointain, mais un socle qui a façonné nos économies et nos rapports de pouvoir, encore visibles aujourd’hui.
Elle montre comment les institutions et les pratiques historiques ont bâti des hiérarchies raciales qui pèsent sur les carrières, les salaires et l’accès à la citoyenneté.
Cet éclairage invite à une réévaluation collective des récits passés afin d’en déceler les mécanismes et d’éviter que les injustices se répètent sous d’autres formes.
Pour des réparations et une reconnaissance internationale
Selon l’historienne, la communauté internationale doit reconnaître officiellement l’esclavage comme crime contre l’humanité, afin de poser les bases juridiques d’un travail de réparation.
Elle propose d’ouvrir des procédures de réparation qui peuvent combiner restitution, compensation et programmes de redressement structurel.
Le débat s’organise à l’ONU et dans les enceintes diplomatiques: reconnaître les dégâts passés et s’engager vers des solutions concrètes devient une urgence morale et politique.
