Proximité et poésie urbaine: spectacles furtifs partagés
Pierre-Benjamin Nantel brouille les frontières entre scène et rue, invitant un duo ou trio à devenir co-auteurs d’une expérience qui se déploie dans les rues de Seine-Saint-Denis. L’objectif est d’offrir une intimité chorégraphique où le mouvement dialogue avec le cadre urbain et ses habitants.
Les performances s’organisent autour d’un principe de proximité: pas de mise en scène oppressante, mais une écriture légère qui privilégie l’écoute, la respiration et le rythme partagé. Le dispositif, minimal, place le regard du spectateur au centre du processus et laisse les espaces publics parler.
Conçues comme des rencontres éphémères, ces créations invitent à une expérience accessible sur rendez-vous, sans tapage ni voyeurisme. Elles transforment sans bruit trottoirs, places et couloirs en scènes transitoires où le spectacle naît du déplacement et du regard réciproque.
Une chorégraphie citoyenne qui réinvente les rues
En Seine-Saint-Denis, ces performances transforment le quotidien en scène éphémère, où chaque pas réécrit l’espace public. La poétique prend forme dans les gestes mesurés et les attachements à des lieux ordinaires.
Le public devient acteur sans jamais être contraint: on peut observer, participer, ou simplement écouter. Le geste chorégraphique se déploie sur le mode collectif, tout en restant intime et accessible, laissant chacun interpréter à sa manière.
En mêlant poésie et proximité, Nantel invite à une promenade sensible où l’art se dépose sur les murs, les places et les rues comme une bruine légère, accessible à tous.
