Le secteur BD: féminisation qui coexiste avec la précarité
Selon un rapport dévoilé en avant-première par Le Monde, la bande dessinée voit progresser la présence féminine sans que cela ne gomme les fragilités économiques qui pèsent sur le secteur.
Les métiers restent majoritairement précaires, avec des contrats à la mission, des heures irrégulières et des obstacles à un financement fiable — un décor qui pèse sur le quotidien des auteur·rice·s et coloristes.
Face à ces constats, les auteurs appellent à des réformes publiques et professionnelles afin de donner à chaque talent les mêmes chances, et de mieux prévenir les atteintes sexistes et sexuelles. La présentation officielle est prévue devant l’Assemblée nationale le 23 mars.
Des chiffres alarmants et des initiatives pour l’égalité.
Les chiffres révèlent une hausse des femmes dans les postes créatifs, mais les postes stables et les rémunérations restent inégalement répartis.
Pour répondre, les réseaux et associations plaident pour des mécanismes de protection, des formations anti-harcèlement et des cadres contractuels plus clairs afin d’encourager les parcours durables.
Le rapport propose des pistes concrètes: soutenir le secteur par des financements publics, renforcer l’éthique professionnelle et promouvoir une culture inclusive pour une BD plus joyeuse et équitable.
