La distinction public/privé ne reflète pas les applis
Dans une tribune publiée par Le Monde, deux chercheurs soulignent que la frontière entre messages publics et privés ne correspond plus au fonctionnement réel des applications comme WhatsApp ou Telegram.
Elles observent que les pratiques de diffusion et les mécanismes de sécurité brouillent les frontières; le modèle de cryptage de bout en bout et les groupes peuvent atteindre des milliers de membres; la lutte contre la désinformation ne peut pas se limiter aux contenus publics.
Pour elles, cela appelle à une révision des cadres normatifs: autoriser l’accès à certaines données de manière encadrée pour les chercheurs sans violer la vie privée; plus de transparence sur les outils de modération et les recherches; et une coopération internationale.
Des pistes pour réguler les messageries et la désinformation
Les auteurs plaident pour une mise à jour des règles qui tiennent compte de l’usage réel des applis; on ne peut plus traiter les chats privés comme des zones inattaquables.
Ils appellent à un dialogue constructif entre régulateurs, chercheurs et plateformes afin de créer des mécanismes qui conjuguent confidentialité et responsabilité; par exemple des cadres d’accès encadré à des données dépersonnalisées pour la recherche.
Le texte appelle aussi à des indicateurs clairs de sécurité, des contrôles transparents et une coopération transfrontalière pour tracer la désinformation sans fragiliser le droit à la vie privée.
