Merz dénonce la déloyauté hongroise sur le prêt ukrainien
Dans une allocution qui a retenu l’attention de Bruxelles, le chancelier Friedrich Merz a averti que le veto hongrois sur le financement pourrait laisser des traces durables dans les relations entre partenaires européens.
Budapest exige que ce prêt de 90 milliards d’euros ne soit versé que si Kiev relance l’acheminement du pétrole russe via un oléoduc endommagé traversant l’Ukraine.
Le Premier ministre hongrois soutient que Kiev traîne les pieds pour remettre l’oléoduc en service, une condition dénoncée par les autorités allemandes comme dangereuse pour l’assistance à Kiev.
Une échéance tendue: le versement du prêt conditionné
Cette position révèle les tensions internes à l’UE sur les modalités d’aide et les leviers d’influence des États membres dans l’octroi des fonds destinés à Kiev.
Les discussions doivent progresser rapidement si l’on veut éviter que le retard de versement ne fragilise le soutien occidental à l’Ukraine et ne nourrisse des divisions.
Les analystes estiment que ce dossier pourrait influencer le calendrier budgétaire européen et forceront les dirigeants à rechercher un compromis qui respecte à la fois les règles européennes et les ambitions stratégiques.
