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La justice et la victimisation: une réinvention nécessaire

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La présomption de victimité au cœur des débats juridiques

Dans sa tribune publiée au Monde, la professeure de droit privé Anne-Blandine Caire réagit à une circulaire qui rappelle l’obligation de prévenir la victimisation secondaire dans les procédures. Elle propose d’instaurer une présomption de victimité, vue comme le miroir de la présomption d’innocence et destinée à mieux protéger celles et ceux qui osent parler des faits.

Selon elle, l’institution ne doit pas pénaliser les victimes par inadvertance: le cadre procédural doit s’attacher à éviter les effets de retraumatisation et à donner à chacun la place qu’il mérite dans l’enquête.

Elle plaide pour des outils concrets et des repères clairs: formation des professionnels, protocoles d’intervention et mécanismes de suivi pour évaluer l’application du principe, afin que l’objectif de protection ne ralentisse pas la justice mais la rend plus digne.

Un soutien accru pour les victimes qui dénoncent

Derrière ce mouvement, l’objectif est d’offrir un soutien tangible: les victimes gagneraient en confiance pour déposer plainte, savoir où se tourner et comment être accompagnées tout au long de la procédure.

Les propositions visent aussi à garantir que les témoins et plaignants restent informés et écoutés, avec des dispositifs spécifiques comme des référents dédiés et un accès facilité à l’aide juridique.

Mais l’architecte du texte rappelle que l’équilibre reste nécessaire: protections pour la défense, garde-fous contre toute instrumentalisation et évaluations régulières pour mesurer l’effet sur l’efficacité des enquêtes et la confiance du public.

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